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Point n° 4 : Débat d’orientation budgétaire de l’exercice 2019

 

Une première partie du débat d’orientation budgétaire dans laquelle vous nous expliquez comment vous gérez bien la ville, et ce en dépit des fortes contraintes budgétaires qui pèsent sur celle-ci.

 

Certes, les contraintes budgétaires et financières qui pèsent sur les collectivités locales sont fortes : baisse depuis des années de la Dotation Globale de Fonctionnement aujourd’hui remplacée, pour les villes de plus de 50 000 habitants par une limitation de leurs dépenses de fonctionnement, suppression des emplois aidés, contribution plus importante au Fonds de Solidarité de la Région Ile-de-France (FSRIF) incluant en recette, dans son mode de calcul, les montants reversés à la Métropole.

 

Mais ces contraintes ne sont que les conséquences des politiques menées depuis le quinquennat de Nicolas Sarkozy consistant à faire peser toujours plus le déficit de l’Etat sur les collectivités locales faute de s’être alignée sur le sacro-saint dogme des 3% de déficit imposé par l’Union Européenne et de vouloir à tous prix s’inscrire dans la mondialisation. Et ce n’est pas la suppression de la taxe d’habitation, telle que mise en place par le gouvernement qui va arranger les choses. A ce rythme là, bientôt les finances des communes ne dépendront plus que du « bon » ou « mauvais »’ vouloir de l’Etat. En l’occurrence, le « mauvais » vouloir de l’Etat.

 

Mais pour critiquer cet état de fait, encore aurait-il fallu ne pas avoir signé avec l’Etat le « contrat de confiance »

 

Quant à la non-augmentation des impôts, celle-ci n’est que factice puisque vous ne cessez, année après année, d’augmenter les tarifs municipaux qui ne constituent rien d’autre que des impôts déguisés.

 

Sur les orientations budgétaires proprement dite :

 

1 – Sur la construction de la place du Marché :

 

Au final, c’est bien des immeubles qui seront réalisés au lieu et place du théâtre Firmin Gémier et de l’ancien syndicat d’initiative. Une opération qui ne consiste en rien d’autre qu’à densifier le centre-ville alors qu’il aurait été parfaitement possible d’y reconstruire le théâtre Firmin-Gémier.

 

2 – Sur la rénovation du quartier Jean Zay :

 

Alors que l’on manque toujours cruellement de logement étudiant en Ile-de-France à des prix abordables, je persiste à penser que l’on aurait très bien pu réhabiliter les bâtiments de la Résidence Universitaire d’Antony existants, reconstruire ceux démolis. Ce qui n’empêchait pas de réaliser quelques logements privés et des équipements publics.

 

3 – La rénovation du quartier Pajeaud

L’acquisition par la ville de la station-service laissée en déshérence par la société OIL France, une bonne chose dont chacun peut se féliciter.

 

Mais quel est votre projet sur ce quartier ? Puisqu’inscrit dans les orientations budgétaires, on aimerait avoir des détails.

 

4 – Environnement et espaces verts :

 

En la matière, d’importants efforts ont été fait par la ville qu’il faut reconnaitre.

 

Vous nous annoncez, dans ce cadre, la poursuite de la rénovation des aires de jeux dans les parcs municipaux, dans les cours d’école et les crèches. Il serait bien qu’Hauts-de-Bièvres Habitat en face de même sur son patrimoine.

 

5 – Stationnement urbain et mobilité :

 

Vous vous étiez engagé, à l’occasion des dernières élections municipales, à ce que les tarifs du stationnement urbain n’augmentent pas. Force est de constater du contraire et vous les avez augmentés.

Un article du Parisien s’en est d’ailleurs fait récemment l’échos. Ce sont les automobilistes qui sont pénalisés et voient leur pouvoir d’achat atteint.

 

6 – Le soutien aux commerces de proximité et à l’artisanat local :

 

Il suffit de se promener en centre-ville, le long de la RD 920 pour constater que de nombreux commerces restent fermés faute d’avoir retrouver un repreneur. Au-delà de l’instauration d’un périmètre de sauvegarde du commerce et de l’artisanat incluant pour la ville un droit de préemption sur les fonds de commerce, mais dont vous nous avez déjà annoncé qu’il ne serait utilisé qu’avec la plus grande parcimonie, que comptez-vous faire pour éviter que nos commerces de proximité ne soient systématiquement remplacés par des agences immobilières, des opticiens ?

 

7 – Culture :

 

Sur ce sujet, je persiste là aussi, à penser qu’il aurait été bien plus opportun de reconstruire le théâtre Firmin Gémier sur son emplacement d’origine, place du Marché. Cela aurait permis de créer une véritable synergie culturelle avec le théâtre Firmin Gémier et de ne pas densifier le centre-ville. Ce qui n’empêchait pas de faire de la place du Marché une place conviviale.

 

8 – Logement :

 

Vous annoncez l’achèvement d’un certain nombre de programmes de construction de logements sociaux par Hauts-de-Bièvres Habitat sur la ville mais pas le lancement de nouve’aux programmes alors que le nombre de demandeurs de logements sociaux Antoniens est toujours le même depuis des années.

 

Vous vous gardez bien de rappeler la démolition des 66 logements de la tour du 6 rue Sherrer, alors que vous vous étiez engagé à la réhabiliter, Monsieur le Maire. 66 logements dont il a fallu reloger les locataires et qui sont autant de logement qui ne seront pas attribués à des demandeurs de logements sociaux.

 

Une opération qui s’inscrit dans la même veine que celle de la démolition des 2/3 des logements de la cité jardin de la Butte Rouge à Châtenay-Malabry. Hauts-de-Bièvres Habitat apparait bien plus occupé à démolir des logements qu’à en construire de nouveaux et à entretenir son patrimoine.

 

Figure toujours la réalisation d’une fosse de plongée par la ville dans le centre aquatique Pajeaud. Je persiste à penser que si une fosse de plongée s’avère nécessaire dans le sud des Hauts-de-Seine, ce n’est pas à la ville d’en prendre en charge financièrement la réalisation mais à l’EPT « Vallée Sud – Grand Paris » ou au conseil départemental des Hauts-de-Seine.

 

Figure aussi la reconstruction du théâtre Firmin Gémier. Si il était nécessaire de le reconstruire, il aurait été préférable de le reconstruire sur son emplacement d’origine ce qui aurait permis de créer une synergie culturelle avec le Sélect et un autre aménagement que celui retenu de la place du Marché.

 

9 – Budget participatif et Grand Débat 

La reconduction du budget participatif en 2019 : on ne peut que s’en féliciter après le succès qu’à connu sa première édition.

 

Le Grand Débat National :

 

Vous annoncez la tenue d’un débat local. Je me demande ce que ce sujet vient faire dans les orientations budgétaires.

 

Le Grand Débat National qui s’apparente plus, aujourd’hui, à une opérations de communication géante du Président de la République et du gouvernement à quelques mois des élections européennes. Comme si il fallait débattre pendent des mois pour connaitre les attentes des Français alors qu’il est déjà acté qu’un certains nombres de ses attentes ne seront pas satisfaites à l’exemple du rétablissement de l’ISF. Plus que de débattre, l’essentiel se sont les réponses qui seront apportés aux demandes déjà formulées des Français et des Gilets Jaunes.

 

Point n° 0 : Information du Conseil Municipal concernant l’arrêté inter-préfectoral du 20 décembre 2018 portant autorisation environnementale concernant le projet de création de la ligne 18 du réseau de transport Grand Paris Express reliant les gares aéroports d’Orly à Versailles Chantiers :

Un arrêté pris à la suite de l’Enquête Publique préalable à l’avis de l’Autorité Environnementale sur la création de la ligne 18 du Grand Paris Express et de l’avis de l’Autorité Environnementale.

 

Un arrêté qui, en actant la création d’une partie aérienne pour la ligne 18 du Grand Paris Express entre Palaiseau et Magny-les-Hameaux acte la disparition d’une partie importante des terres agricoles du plateau de Saclay. Et l’on nous parle de l’importance de développer les circuits courts. Manifestement, l’environnement, l’écologie ne font pas partie des priorités du gouvernement. Ceci d’autant plus que, confrontés aux couts exorbitants de la réalisation du Grand Paris Express, le gouvernement à imposer à la Société du Grand Paris de réaliser 10% d’économie. Pour réaliser de telles économies sur la réalisation de la ligne 18, la Société du Grand Paris envisagerait que sa partie, située entre Palaiseau et Magny-les-Hameaux ne soit plus réalisée en aérien, mais à même le sol. Pour le coup, c’est la quasi-totalité des terres agricoles du plateau de Saclay qui disparaitront, sans compter l’augmentation des nuisances que cela engendrera pour les riverains.

Ce qui m’amène à rappeler que la ligne 18, dont le seul véritable objectif est de relier l’aéroport d’Orly à Paris-Saclay est une des lignes les plus inutiles du Grand Paris Express, s’inscrivant dans le projet de métropolisation de nos territoires, déconnectée de la réalité du terrain et des réelles attentes de leurs habitants en matière de transports en commun. Au passage Paris-Saclay qui a acté la désertification universitaire de nos territoires.

 

Plutôt que de réaliser la ligne 18 du Grand Paris Express, plutôt pour le gouvernement de chercher à financer la loi « mobilité » en augmentant les recettes des radars, des amendes, et ainsi de pénaliser les automobilistes et leur pouvoir d’achat, ce même gouvernement ferait bien mieux de renoncer aux lignes inutiles du Grand Paris Express, comme la ligne 18, et d’en affecter leur coût à l’amélioration, la modernisation et la sécurisation des transports en commun du quotidien des Franciliens (lignes RER, lignes SNCF, lignes de bus)