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« Aujourd’hui, Marine Le Pen est la seule candidate qui n’est pas pieds et poings liés devant les Allemands. Manifestement, elle est la seule à avoir le tempérament pour rétablir la souveraineté de la France. Elle a, je crois, le sens de l’État au point de préserver notre nation », avait déclaré Marie-France Garaud, ancienne conseillère du Président Georges Pompidou et farouche opposante au traité de Maastricht, dans le Figaro, le 2 avril 2017.

La grave crise sanitaire que traverse notre pays a mis en lumière les limites du modèle ultra-libéral et la défaillance de l’Union européenne, confirmant ainsi ce que dit Marine Le Pen depuis des années : « Le rétablissement de notre souveraineté est essentiel pour protéger les nôtres face à la mondialisation sauvage ».

Si la France, 6ème puissance économique mondiale, se retrouve dans une situation aussi désastreuse que désespérante à la suite du covid-19, elle le doit en grande partie aux élites françaises mondialistes de droite et de gauche. Celles qui ont abandonné la nation pour épouser le modèle ultra-libéral, dont le projet n’est autre que l’uniformisation et la globalisation d’un monde sans frontières ni souveraineté ouvert aux vents de la mondialisation sauvage.

Les échecs du modèle ultra-libéral pendant la crise sanitaire

Le coronavirus semble être apparu pour la première fois en Chine en décembre 2019, causant le décès de plusieurs milliers de personnes selon les autorités du pays. Le virus s’est très vite propagé dans le monde entier et particulièrement en Europe, haut lieu de consommation du monde globalisé.

Marine Le Pen a, dès le début du mois de janvier 2020, exhorté le président de la République à fermer les frontières de la France. Une mesure de bon sens qui a vite été balayée d’un revers de main par l’idéologue mondialiste Emmanuel Macron, expliquant que le virus n’a pas de passeport. Ce à quoi la présidente du Rassemblement national a très justement répondu : « Le virus n’a pas de passeport, mais les gens qui portent le virus en ont un ».

Une nouvelle fois, Marine Le Pen avait vu juste. Les premiers cas de personnes contaminées étaient recensés dès le 24 janvier 2020. Par la suite, plusieurs études monteront que les pays qui affrontent le mieux la crise sanitaire sont ceux qui ont fermé très rapidement leurs frontières.

Après avoir refusé de fermer les frontières de la France par pure idéologie, Emmanuel Macron doit accepter les limites du modèle ultra-libéral. L’Etat, qui malheureusement n’est plus stratège, est dans l’incapacité de produire localement les principes actifs de médicaments, les masques, les tests et les respirateurs nécessaires pour lutter contre la propagation du virus et pour soigner les personnes atteintes du covid-19.

La mondialisation sauvage, terrain de lutte où tout est permis sous l’impératif du profit, enferme l’Etat, les entreprises et les travailleurs français dans une concurrence féroce et totalement déloyale.

Les accords internationaux (établis depuis 1995 dans le cadre de l’OMC) sont allés très loin dans la mondialisation sauvage en permettant aux multinationales notamment françaises de dissocier totalement leur lieu de production du lieu de vente, en délocalisant les usines en Chine et dans les pays émergeants pour ensuite vendre les produits en Amérique du Nord et en Europe, là où se trouvent les consommateurs et le pouvoir d’achat.

Des délocalisations qui engendrent par voie de conséquence la désindustrialisation de notre pays. Leurs répercussions sont importantes puisque ce modèle pèse à la baisse sur les salaires des travailleurs français et augmente le nombre de chômeurs.

L’industrie française, confrontée à un mouvement de désindustrialisation rapide et important, orchestré par le système ultra-libéral, a perdu 1,9 million d’emplois « bruts » entre 1980 et 2007, soit 36% de ses effectifs. En emplois nets ceci représente 1,5 million d’emplois, selon les chiffres de l’Insee.

Malheureusement, les délocalisations touchent, aujourd’hui, tous les secteurs y compris la santé, les nouvelles technologies, le développement et la recherche etc.

Tout ceci nous montre qu’il est indispensable de nationaliser les entreprises dans les secteurs clés, comme le propose Marine Le Pen, si nous voulons exister économiquement dans le monde d’après. Nous devons sans plus tarder produire nationalement un certain nombre de produits stratégiques : les médicaments, les masques, les tests, les respirateurs, mais aussi les nouvelles technologies (électronique, télécom etc.), ou encore les matériels pour les énergies renouvelables.

Il faut donc relocaliser les industries pour éviter notamment qu’une situation de dépendance comme par exemple celle qui existe pour les médicaments vis-à-vis de la Chine ou de l’Inde puisse se reproduire. Cette crise sanitaire sans précédent nous démontre que le modèle ultra-libéral a atteint ses limites objectives quant à sa capacité à répondre de façon diligente aux attentes et besoins des Français.

On aurait pu penser que l’Union européenne, malgré le fait qu’elle soit la fille adoptive du modèle ultra-libéral, fasse preuve de solidarité en aidant les pays membres dans leur gestion de la crise. Il n’en a rien été.

La défaillance de l’Union européenne pendant la crise sanitaire

La pandémie liée au coronavirus a tué plus de 100.000 personnes en Europe, soit près de deux tiers des décès dans le monde, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles. L’Europe semble être ainsi le continent le plus durement touché par cette épidémie.

Malgré cela, aucune réponse économique, sanitaire et sociale n’a été apportée par l’Union européenne. Les plus fervents européistes nous répondront que la santé ne fait pas partie des compétences de l’Union européenne. Certes, néanmoins, une crise d’une telle ampleur aurait du l’amener à prendre des initiatives de solidarité envers les pays membres.

Ce n’est absolument pas ce qu’il s’est passé : les Institutions ont été attentistes, les désaccords entre pays du Nord et du Sud concernant notamment la fermeture des frontières se sont fait jour, des vols de masques entre Etats ont été recensés etc.

Cela est un fait, l’Union européenne n’a pas été à la hauteur de la crise sanitaire. Son manque de solidarité envers les pays membres est même inadmissible.

En revanche, selon Le Figaro, l’UE n’est pas restée inactive s’agissant de distribuer ses aides économiques au monde entier. Elle n’a pas hésité à piocher dans l’enveloppe économique européenne pour apporter une aide financière de 113,5 millions d’euros à l’Organisation mondiale de la santé et de prévoir un volet d’aides bilatérales, notamment de 150 millions d’euros pour le Maroc et de 250 millions d’euros pour la Tunisie. Voilà donc où part une partie de l’argent des contribuables européens au moment où les Etats-membres en ont cruellement besoin pour lutter contre la crise sanitaire.

Il n’est ainsi pas étonnant qu’un sondage de l’institut Tecnè mené les 9 et 10 avril 2020, affirme que les Italiens ne sont désormais plus que 51% à vouloir rester dans l’Union européenne, 20% de moins qu’en novembre 2018, tandis que 49% se déclarent favorables à un « Italexit ». Les chiffres s’accumulent, décrivant tous la même tendance : une étude de Winpoll montre que 84% des Italiens estiment que les autres pays de l’UE n’ont pas aidé l’Italie durant la crise du Covid-19, et que 79% ont le même avis concernant les institutions européennes. Seul un tiers des Italiens juge « qu’à la lumière des événements sanitaires, l’appartenance à l’UE est positive pour l’Italie ».

En l’espèce, la défaillance de l’UE pendant la crise sanitaire nous démontre que le rétablissement de notre souveraineté nationale est une nécessité absolue pour retrouver la maîtrise de notre destin.

Rétablir notre souveraineté avec Marine Le Pen

De son élection à la présidence du Front national en 2011 au second tour de la présidentielle de 2017 en passant par les élections européennes de 2014 et 2019, Marine le Pen a toujours défendu la souveraineté nationale, lui réservant même une place très importante dans la hiérarchie de ses priorités.

La première des 144 propositions de Marine Le Pen dans son programme présidentiel de 2017 concernait la restitution aux Français de leur souveraineté. Elle proposait de retrouver notre liberté et la maîtrise de notre destin en restituant au peuple français sa souveraineté.

Pour elle, la question de la souveraineté est centrale et cela se traduit par sa volonté de rétablir nos frontières, de sortir de l’espace Schengen, de refuser le modèle ultra-libéral basé sur le profit et de supprimer la directive « travailleurs détachés ».

Le commerce suit la même logique de son refus du modèle ultra-libéral avec la rupture des indigestes traités de libre-échange, tels que le CETA et le TAFTA.

En matière de cybersécurité, Marine Le Pen souhaite protéger les données personnelles et obliger le stockage des données sur des serveurs localisés en France. La crise du coronavirus met nos libertés individuelles à rude épreuve. Il est donc important de se saisir également de ce sujet comme le souhaite Marine Le Pen.

L’objectif de Marine Le Pen est de parvenir à un projet respectueux de l’indépendance de la France, de sa souveraineté, et qui serve l’intérêt du peuple français.

En raison de sa constance et de son courage politique, il est certain que Marine Le Pen apparait aujourd’hui comme la seule à pouvoir rétablir notre souveraineté nationale pour mettre fin aux dérives du modèle ultra-libéral.

Christophe VERSINI
Délégué départemental RN des Hauts-de-Seine

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