Sélectionner une page

Selon les derniers chiffres de l’Insee, la France compte près de 9 millions de pauvres. Une pauvreté qui frappe surtout les familles éclatées, les chômeurs mais aussi des travailleurs pauvres qui n’obtiennent que des temps partiels subis. Les jeunes peu diplômés attendent maintenant une décennie pour décrocher un emploi vraiment stable. La précarisation d’une partie du marché du travail et la hausse du temps partiel concernent un million de travailleurs pauvres qui vivent avec moins de 850 euros par mois.

Ainsi une partie a déjà basculé dans une situation d’extrême pauvreté : un Français sur cinq ne peut pas se payer 3 repas par jour. Des chiffres confirmant un sentiment de vulnérabilité qui s’enracine dans la société française. Cette pauvreté n’est pas une fatalité. Il est pourtant possible d’agir en faveur des foyers modestes, par une baisse de la fiscalité pesant sur les charges fixes (électricité, gaz, essence), en augmentant de 200 euros nets les salaires inférieurs à 1500 euros (par l’instauration d’une contribution sociale aux importations).

Pour faire cesser le scandale des travailleurs pauvres, le gouvernement lance pour 2020 le Revenu Universel d’un montant de 8 milliards d’euros sur 4 ans et une CMU qui sera étendue à plusieurs millions de personnes. Un gouffre financier.

Malgré nos 9 millions de pauvres, l’Etat poursuit sa politique pro-immigration. En 2017, 262 000 premiers titres de séjour ont été délivrés à des immigrés. Un chiffre auquel il faut ajouter tous les clandestins résidant dans notre pays, non reconductibles aux frontières. Pour eux, aux frais des contribuables, l’Etat a créé en septembre 1.200 places d’hébergement d’urgence supplémentaires en Ile-de-France, pour tenter de résorber les campements parisiens qui ne cessent de se reconstituer.

Ainsi nous basculons dans une politique d’accueil qui fait primer l’intérêt de l’immigration de masse sur celui des Français alors que nous devrions arrêter de faire miroiter aux étrangers une générosité que nous ne pouvons plus nous permettre. Une grande confusion est voulue pour sensibiliser et culpabiliser les Français sur la situation précaire des étrangers qui affluent sur notre sol. La charité serait de les aider dans leur propre pays avant d’entamer un exode massif, véritable désastre humanitaire.

Soutenir nos familles et nos pauvres en difficulté devrait rester notre priorité nationale, au lieu de se focaliser sur une idéologie d’accueil incompatible avec l’expansion de la pauvreté dans notre pays.

 

Tribune libre de Floriane Deniau
Conseillère municipale à Courbevoie

Share This