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Nocives pour la santé, les cigarettes le sont également pour la planète. En France, chaque année, 40 milliards de mégots sont jetés par terre. Les filtres des mégots constitués d’acétate de cellulose (plastique), ajoutés depuis les années 1950 afin de réduire le taux de goudron et de nicotine, sont des déchets non biodégradables. Ils polluent nos trottoirs mais surtout l’environnement: ils peuvent mettre jusqu’à 15 ans pour se dégrader dans la nature ! Ainsi, un mégot jeté négligemment dans le caniveau va contaminer jusqu’à 500 litres d’eau, la rendant impropre à la consommation. Les mégots constituent le 3ème déchet le plus mortel des océans, et représentent ainsi 40 % des déchets présents dans la mer Méditerranée !

Que faire dans notre ville pour diminuer ces tonnes de mégots disséminés dans notre espace public ? Jeter son mégot par terre reste hélas un réflexe naturel pour la plupart des fumeurs. Quelques cendriers permanents tentent de régler le problème. Les fumeurs peuvent aussi s’équiper de cendriers portables afin de pallier l’absence de cendrier.

Faute d’amélioration, il reste à appliquer l’article R633-6 du code pénal prévoyant des contraventions pour l’abandon de déchet en flagrant délit sur la voie publique. Il s’agit de sanctionner la minorité qui nuit à tout le monde. Ainsi à Paris, un jet de mégot coûte 68 euros. Ces amendes permettraient de compenser partiellement le coût du nettoyage et l’installation de poubelles dotées d’éteignoirs afin de diminuer cette pollution urbaine. Félicitons les Courbevoisiens inscrits au ramassage du 10 juin pour la propreté de leur quartier.

Finalement, jeter ses mégots éteints dans une poubelle ou un cendrier portable restent les solutions les plus économiques et écologiques. La cigarette électronique paraît une bonne alternative, mais la meilleure façon de ne plus polluer et de préserver sa santé, reste l’arrêt du tabac.

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