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Les coûteuses politiques de prévention de la délinquance ayant toutes échouées et dans le contexte des attentats que la France connaît aujourd’hui, il est urgent d’envisager de nouvelles prérogatives aux polices municipales. La question de l’armement relève de ces prérogatives et certains l’ont enfin compris, sauf en Essonne où la Préfecture a ordonné le désarmement de la police municipale de Wissous, au grand dam de son maire, confronté à une recrudescence de la délinquance sur sa commune !
Le Rassemblement National, représenté par sa Déléguée Départementale et Conseillère régionale d’Ile-de-France, Audrey Guibert, s’est porté au soutien de cet élu local, désarmé moralement par le laxisme du gouvernement et celui du Chef de l’État pour qui « la prison n’est pas la solution, la prison est le problème ». Les crédules électeurs de Macron qui espéraient un revirement du type « rendre l’espace public aux honnêtes gens », « protéger les plus faibles, les mineurs, les personnes âgées, les femmes » ou encore « assurer une meilleure sécurité des biens et des personnes » en seront donc pour leurs frais ! Le mot d’ordre est tout simplement « désengorger les prisons », comme s’activa à le faire madame Taubira, qui a arrêté le programme de construction, de modernisation et de sécurisation des prisons et, qui a même au contraire milité pour leur suppression. Il n’est donc pas étonnant de voir certains maires recruter à prix d’or des « médiateurs sociaux », issus des quartiers dits sensibles et au casier judiciaire souvent étoffé, pour assurer en vain la tranquillité publique. Au moment où le gouvernement de Drauche annonce vouloir renouer avec une police dite de « proximité », sans pour autant en avoir les moyens humains et financiers, nous pensons que la  police municipale peut parfaitement remplir cette mission, même si dans les faits c’est déjà le cas, mais elle doit pour cela se voir élargir et clarifier ses compétences judiciaires, notamment en autorisant les contrôles d’identité, les interpellations et en développant des actions conjointes avec la Gendarmerie et la Police nationale dont les effectifs sont en baisse et en surchauffe par un rythme de travail extrêmement soutenu. Soyons précis, il s’agit là de définir un partenariat entre les différentes forces de police et non une substitution ! En revanche, nous sommes totalement hostiles à l’idée d’octroyer des prérogatives à des sociétés privées de sécurité comme c’est le cas aux États-Unis et comme le prévoit par mimétisme l’article L.613-1 alinéa 2 du Code de la Sécurité intérieure qui les autorise à exercer sur la voie publique. Pour être à la hauteur de cet enjeu sécuritaire et pour pallier la nonchalance du gouvernement à rétablir l’ordre, nos mairies ont augmenté les effectifs de police municipale et ont veillé au renouvellement de leurs équipements par le vote de budgets conséquents, le tout jumelé à une politique de tolérance zéro, rendant ainsi à leurs agents sur le terrain leur pleine efficacité. Mais pour combien de temps dans un tel contexte ?
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